Retrait permis de construire : l’urgence est présumée pour saisir, en urgence le juge des référés

Votre permis de construire a été accordé, puis la mairie a décidé de le retirer ? En cas de retrait permis de construire, il est possible de saisir en urgence le juge des référés pour demander la suspension de cette décision en attendant que le juge du fond se prononce.
Dans une décision importante du 17 juin 2026 (requête n° 513099), le Conseil d’État vient de préciser que l’urgence est présumée même lorsque le référé-suspension est dirigé contre le retrait d’une autorisation d’urbanisme.
Retrait permis de construire : une présomption d’urgence
Depuis la loi du 26 novembre 2025, l’article L. 600-3-1 du Code de l’urbanisme prévoit une présomption d’urgence lorsqu’un référé-suspension est engagé contre un refus de permis de construire, d’aménager ou de démolir ou contre une opposition à déclaration préalable.
Une question demeurait : cette présomption s’applique-t-elle lorsque le permis a d’abord été accordé, puis retiré par la mairie ?
Le Conseil d’État répond désormais oui.
La présomption d’urgence s'applique également au retrait permis de construire et, plus généralement, au retrait d’une autorisation d’urbanisme.
Comment contester en urgence un retrait permis de construire ?
Le bénéficiaire peut déposer un recours au fond accompagné d’un référé-suspension devant le tribunal administratif.
Grâce à cette nouvelle jurisprudence, il bénéficie d’une présomption d’urgence. Il doit néanmoins présenter un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité du retrait.
Le référé-suspension présente donc un intérêt majeur après un retrait permis de construire : il permet de demander rapidement au juge de suspendre les effets de la décision de la mairie.




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